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Especes - La Pie bavarde

La Pie bavarde

22/01/2016

La Pie bavarde est un des corvidés et même un des passereaux les plus répandus. Son aire de distribution couvre l’Europe, à l’exception de certaines îles (Corse, Sardaigne, etc.) l’Asie Centrale et Orientale jusqu’au Kamtchaka, ainsi que l’Arabie, l’Afrique du Nord et la moitié occidentale de l’Amérique du Nord (16°).
En France, elle n’est absente que dans la forêt des Landes. En montagne elle atteint 900 à 1500 mètres d’altitude, selon les massifs. Répandue dans toutes les régions cultivées, elle fréquente spécialement les plaines fertiles avec quelques bosquets et alignements d’arbres et évite les forêts, les vastes étendues de Landes, marais ou dunes et les vallées très encaissées et boisées. Elle n’hésite pas à vivre à proximité de l’homme.

Oiseau de 46 cm et d’une envergure de 60cm, elle est facilement reconnaissable par son plumage blanc et noir et son bec puissant. Morphologiquement, la distinction des sexes est pratiquement impossible. Des caractéristiques comportementales peuvent permettre de distinguer mâle et femelle dans un couple pendant la période de nidification : le mâle est plus agressif que la femelle et ne couve pas.

Distinction des classes d’âge : Pendant leur premier été, les pies effectuent une première mue partielle qui ne concerne que les plumes du corps et de la tête, parfois quelques rémiges secondaires (souvent une ou deux des plus internes) ou quelques rectrices. Exceptionnellement, toute la queue et la paire de rémiges primaires la plus externe peuvent être muées. Cette première mue finit en général, pendant la première moitié d’octobre. Les dernières plumes muées sont celles de la tête, du cou et des cuisses. Le plumage juvénile dure donc environ 5 à 6 mois et le plumage immature, les douze mois suivants.

Après leur envol, les juvéniles se distinguent des autres immatures à leur queue plus courte (pendant environ un mois après la sortie du nid), leurs couvertures plus ternes (brun sombre à la fin de l’été) et leur tête qui paraît plus petite avec le front fuyant. Elles présentent de plus, une zone de peau bleutée, dépourvue de plumes, en arrière de l’œil.

La nature des biotopes de la pie est diverse et variée : bocages, proximité des villes et des villages, terres cultivées avec buissons et arbres, parcs et jardins
Holyoak (1974) a déterminé les variations saisonnières des sites de nourrissage des pies en milieu rural près de Tring (Hertfordshire Grande Bretagne). Les prairies pâturées sont surtout fréquentée de février à juillet et en novembre-décembre, avec un maximum en mars (40 % des oiseaux observés). Les prairies temporaires sont surtout exploitées en été (40 % des oiseaux de juin à août sur les prairies récemment fauchées). La proportion décroît ensuite chaque mois jusqu’en février (9 %). Les champs retiennent 60 % des pies en janvier, 12 à 30 % au printemps, 10 à 25 % en été et 25 à 32 % en automne.
Holoyak précise aussi que, sur le même terrain d’étude, les pies passent plus de temps que les corneilles sur les milieux marginaux, en particulier les zones d’herbe le long des haies. Les pies se nourrissent aussi régulièrement plus près du couvert que les corneilles et passent plus de temps à se nourrir dans l’herbe et les céréales hautes.